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Intermède parisien

Pour un fantôme de retour, vous me direz que je suis encore très irrégulière par ici, et vous avez entièrement raison. Il faut dire que les jours filent à grande allure.

Il y a encore une semaine j’étais à Paris. Ah Paris! Ce vent de folie et de liberté qui souffle à chaque fois que j’y retourne me grise inlassablement. Et ce voyage avec son lot de retrouvailles n’a fait qu’ajouter à ce sentiment. Mes deux dandys et partenaires de crime, ma bordelaise d’amour après une longue année, ma petite soeur adorée que j’avais quitté en pleurs, nos ventres ronds, à l’aéroport d’Abidjan l’été 2009, et mon efapien préféré, retrouvé après 5 longues années d’exil! Et puis, il y a eu ma toute première rencontre avec la petite Hind et ses grands yeux khaki qui m’a fait le plus merveilleux des sourires, et 3 rencontres, avec 3 femmes, différentes, belles, fascinantes, qui chacune à leur façon, m’ont fait repenser les rapports féminité, âge, beauté.

Comme d’habitude, je n’ai pas eu le temps de tout faire, se déplacer avec mini princesse, et sa poussette super sonique dans ce Paris très peu accessible, conjuguer les emplois du temps de chacun et l’heure de la sieste, l’heure du bain et celle du dodo, demandent plus d’énergie, de temps et d’organisation que les jeux olympiques, mais quelque part, c’est ce côté survolté et incontrôlé de mes séjours parisiens qui les rendent si intenses à mes yeux.

Je vais en décevoir beaucoup, je suis rentrée de Paris avec une jupe et 2 blouses, chopées chez le suédois, autant dire, que j’aurais pu trouver ici. Je ne sais pas si c’est l’âge (oui oui, mon grand âge) ou le fait de trimballer une bombe à minuterie prête à hurler dès que je l’empêche de se mettre un cintre dans la bouche, mais je trouve quelque chose de franchement repoussant aux magasins en périodes de soldes. Le monde, le bordel, la frustration de ne jamais trouver les tailles qu’il faut, et le regard insolent de la nouvelle collection qui vous fixe, de son corner propret, l’air de se demander ce que vous faites là bas, dans les nippes mal rangées. Faut dire aussi que j’avais pris la sage décision d’aller faire les magasins Bd Haussmann un samedi après midi. Comprenez, la fille a quitté la grande ville depuis bientôt 4 ans.

Une qui n’est pas rentrée les mains vides, c’est Mistinguette à qui j’ai acheté la plus adorable petite parka du monde (chez Gap, dont la nouvelle collection est à en baver, littéralement presque!) et des superbes lunettes de soleil que j’ai quasiment forcé le vendeur à me céder. Oui, d’abord il m’a dit qu’elles étaient trop grandes pour ma fille, ce qui ne m’a pas arrêté, et au moment de les passer au scan, il m’a sorti « Ah mais par contre elles coûtent 8 euros! »… Je me suis sacrifiée pour ma fille, je les ai prises. C’est moi qui suis susceptible là, où la précision était complètement fortuite?

Quoiqu’il en soit, je suis rentrée épuisée et heureuse, pas du tout préparée pour mon examen de norvégien, et encore moins pour affronter mon premier jour de boulot, mais comme toujours (enfin non, comme souvent!) j’ai tenu la route. Pour l’examen, je ne vais pas faire la fine, il était très simple, quiconque a suivi un peu sérieusement son trimestre de cours, ou vécu plus de 2 ans par ici devrait le passer les doigts dans le nez. Les résultats seront connus autour du 7 mars, donc si je me plante, vous avez carte blanche pour ironiser sur mon échec de sale craneuse. Je vous le permets.

Reprendre le travail après 16 mois de pouponneries, c’est d’une brutalité! (Et là si mon nouveau patron passe par ici, je risque de redevenir bloggueuse à plein temps!). Je me réveille à 6h du matin, sans la perspective de pouvoir me recoucher avant 23 heures, en me disant que je vais voir ma fille 2h30 et surtout en me disant que le lendemain et tous les autres jours qui suivront jusqu’au vendredi, ce sera la même chose. Oui, ma vie est trop dure, j’ai un boulot, je sais.

Le boulot en lui même m’intéresse énormément (heureusement!!! ) et happe mon esprit dès que je passe la porte du bureau. Retour à mes premières amours, la comm et le marketing, sur le terrain, les mains dans la pâte et autour d’un produit avec lequel j’ai tant d’affinités, le vin! L’environnement est international à souhait, et je renoue avec mon espagnol (ne vous étonnez par si je commence à vous mettre des « pero » dans les phrases, je ne m’y retrouve plus très bien moi même).

Un programme bien rempli donc, mais avec lequel je veux pouvoir concilier la vie (la survie oui!) de ce blog. Je sais, ça ne va pas être simple, parce que non contente d’être la reine de la procrastination, je ne suis pas une rédactrice prolifique, j’écris chacun de mes textes au compte-goutte, me relis constamment et ne publie que ce qui me parle vraiment. Donc il faudra de la méthode et de l’organisation. Mais bien sûr! Je devrais savoir faire ça maintenant que je suis une maman.

P.S: Merci à toutes pour vos supers commentaires, je dois avouer que je ne suis pas peu fière de les lire (comme Ben le dit si bien « j’écris pour la gloire »), je suis désolée de ne pas pouvoir vous répondre vite et personnellement, mais sachez que j’y travaille!!!

2 commentaires

  1. hello! Je découvre ton blog au travers de cet article grâce à Hellocoton. Juste pour te dire que j’ai adoré te lire, tu écris vraiment bien, un vrai plaisir. Je suis arrivée à la fin de l’article en me disant qu’il m’en fallait plus!

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