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Motherly

On ne voit pas toujours le plus évident.


Pourtant, en grandissant entourée de frères et de cousins, j’étais celle qui aimait prendre soin des autres et qui veillait à la bonne harmonie entre tous, bon c’est vrai que j’aimais bien être le chef, mais le genre de chef qui ne se battait pas pour commander.


J’étais aussi celle à qui l’on se confiait volontiers, parce que certes j’aime bavarder, mais j’aime aussi réellement écouter; celle qui semblait aussi ne jamais avoir de problèmes, parce que trop occupée à régler ceux des autres (en vrai je pratiquais sainement la politique de l’autruche, et si on y regarde bien, ca tient en un mot: optimisme). Je ne sais pas si j’ai toujours été de bon conseil, mais en tout cas, chaque avis exprimé l’était avec un investissement du fond du cœur. Et puis y’a la compassion, « tu as beau faire la vilaine avec ta grande gueule, au fond, c’est toi qui aime le plus les gens » m’a dit Justine une fois, et c’est vrai que tout me touche chez les autres, le bien comme le mal, le bonheur comme la tristesse.


Ca s’est démontré dans les relations avec tous les hommes de ma vie, dont être la cadette (et souvent de bien longtemps) ne m’a jamais empêché d’être le compas, un compas qui a horreur des chaussettes sales hors du panier à linge, tandis qu’il peut planter des sacs un peu partout, un compas qui finissait tout de même toujours par avoir (dans le fond) raison.


Ca a pris figure dans l’amour inconditionnel que je porte à toutes les femmes de ma vie, comme si le fait de nous être rencontrées avait pour toujours scellé nos vies et que qui qu’elles soient, quoi qu’elles fassent, je serais toujours là pour elles.

J’ai pourtant réussi à vivre 28 ans sans en avoir véritablement conscience. 28 années dont les deux dernières ont tout de même révélé cette évidence.

Moi la bosseuse, et la fêtarde, la princesse légèrement snob et vraiment ennuyée par les travaux domestiques, qui avais horreur des pleurs, des cris, des nez à moucher, des couches à changer, des vergetures et des seins au cap de Bonne Espérance… Elle est arrivée dans ma vie, et toutes ces choses ont pris une dimension moindre. Moi qui n’avais jamais porté un petit bébé (impossible de me faire toucher plus que les mains avant 3 mois, j’étais sûre que j’allais casser un truc), je l’ai prise dans mes bras, et n’ai jamais plus voulu la lâcher.

Mon petit trésor a bien grandi depuis ce lundi là, et même si le souvenir de cette nuit est le plus précieux que je garde, je suis heureuse de voir tout le chemin que nous avons parcouru. Tout n’est pas rose dans la vie d’une nouvelle petite famille, les nuits courtes et la fatigue permanente qu’elles engendrent, les divergences d’opinions (surtout dans un environnement aussi multiculturel que le nôtre), la balance des tâches ménagères, les crises de pleurs, les petits bobos, les moments de doute et de remise en question, etc, mais tout le bonheur que nous donnent ses éclats de rire qui se communiquent en un rien à nous, son mélange bien à elle de norvégien à la sauce française, ses câlins certes réservés, mais ô combien attendrissants, le spectacle de ce petit être espiègle et intrépide, qui se frotte à la vie, vie qu’on redécouvre peu à peu dans ses yeux, compense largement ces hics et heurts.

D’ailleurs, être une famille, c’est cela, avoir des différences mais s’aimer au-delà d’elles. Et une fois que l’on a compris cela, la vie et le bonheur prennent une simplicité réconfortante.

Et puis, il y a la satisfaction de me dire que cette famille, c’est mon choix, le chemin que j’ai pris entre tous et qui me permet de regarder successivement en arrière et en avant et de me dire que je suis sur la bonne voie.

Alors lorsque ma charmante collègue a dit de moi la dernière fois: « You’re very motherly », je l’ai remerciée par politesse en me disant que cétait probablement en forgeant que j’étais devenu forgeron. Ses mots sont toutefois restés à trotter dans ma tête, baignés dans un mélange de fierté et d’étonnement. J’y ai pensé, repensé et ai fini par me dire que si en fait, motherly, est un adjectif qui me va bien, à ma facon bien à moi, mais tout de même.

Merci donc Amayah, pour ces deux ans, pour nos deux ans, et pour toutes les années à venir.  Joyeux anniversaire ma coquinette! Ta maman.

Le look chrono

Les matins où je sèche un peu devant le miroir (non pas tous les matins, mauvaises langues!), je me retrouve souvent sauvée par mon slim noir ou cette jupe crayon H&M.
Une coupe simple, structurée grâce à des jolies surpiqures* en cuir synthétique et dans un jersey suffisamment épais pour en faire une bonne alliée même lorsque les températures tombent, c’est à dire, tout de suite maintenant.

J’essaie depuis quelques temps d’avoir mes blouses et chemises repassées et pendues, ce qui me facilite drôlement la vie (oui oui, on n’a jamais fini de devenir une maitresse de maison convenable, je vous le dis!) et quand elles ont le malheur de ne pas l’être (hahahah, Rome ne s’est pas faite en un jour, voyons!), j’ai toujours la chance d’avoir celle ci. La couleur et la coupe sont impeccables, et, mise à sécher sur un cintre, elle ne froisse quasiment pas.

Et pour rendre le tout un peu plus folichon (souvenez vous, c’est un jour où je peine devant le miroir, donc, même en jupe et blouse, j’ai encore l’impression que c’est la misère stylistique complète), je m’enserre de ma ceinture Les Composantes (oui je suis amoureuse!), fais pendre mes boucles d’oreilles Ma Naka et jette Coco à mon bras.

P.S: Vous l’aurez compris, ces photos datent de quelques semaines. En ces temps et températures où je pouvais m’aventurer dehors sans collants… Là, ce matin il fait 2 degrés.

P.P.S: Non, ne parlons pas de mes cheveux sur la photo 3. D’ailleurs ne parlons pas de cheveux du tout, jamais jamais!

P.P.P.S: Alors je n’étais pas du tout sûre du mot « surpiqûres », donc si quelqu’un sait le nom de ces garnitures, je veux bien ne pas mourir idiote!

Mon hit truc

Une fois n’est pas coutume, j’ai craqué en temps et en heure pour le maxi pull à col roulé de Zara.

Il faut dire que la tendance tombe on ne peut mieux pour mon climat, et si je puis être une fille dans le vent sans attraper une pneumonie, c’est bien là le meilleur de tous les mondes! Après, c’est sûrement encore un achat d’une saison, 100% acrylique et la moitié des fibres a tapissé mon jean en une après midi. Un jour je mettrai des vrais vêtements.

Comme je vous le laissais entendre dans l’article précédent, c’était aussi la première fois que mon twa était de sortie (twa, c’est mini afro pour ceux et celles qui ne savent pas! ^_^, oui je suis trop calée de la nappitude les gens!). Hormis le fait que j’avais vraiment froid, je me suis sentie très bien et  finalement, une fois sortie de la maison, j’ai passé zéro minutes à me demander de quoi j’avais l’air, si mon profil était bizarre, si mon alopécie temporale se voyait tant que ca, si les gens se demandaient ce qui était arrivé à « tous mes cheveux ».

Une chose est claire, c’est qu’on se brime souvent plus en raison de notre perception personnelle, qu’en raison de la vraie perception des autres. Et lorsqu’il s’agit de mes cheveux, j’avoue que j’aime m’accrocher à cette image de la fille à tignasse, quand clairement, la plupart des personnes qui me connaissent le mieux me trouvent 100 fois mieux sans cheveux (maman et l’Ôm au top de la liste!). Je sais que cela peut paraître prétentieux, mais, je veux tout de même garder la liberté de me plaire avant de plaire aux autres. Après qui sait, je finirai peut être par tomber sous le charme de la garconne en moi.

Bon, j’étais un peu amoureuse de moi même ce jour là, avec la belle lumière et tout, donc j’ai fait faire 100 fois trop de photos à l’Ôm (qui a râlé), et j’ai eu beaucoup de mal à tout trier. Si vous avez marre de voir ma tête, allez directement aux notes de fin :).

 

P.S: Étrangement, lorsque j’ai les cheveux courts, mon front me paraît un peu moins énorme, j’sais pas comme si le rapport peau/cheveux faisait que l’effet était atténué. Non?

P.P.S: L’Ôm a dit que je rendais le pull vraiment plus beau que la fille du site, qui a l’air de tirer la gueule, et une moue qui lui donne l’air d’avoir une bouche vide (si, si, comme les vieux). J’ai ri.

P.P.P:S: Là où elle l’emporte en revanche, c’est que son pull à elle est bien long sur ses bras, afin qu’elle y soit noyée comme dans une couette de laine. Le mien, ben soit quelqu’un s’est gourré à l’assemblage, soit à force de me moquer de mon pote Jean Paul j’ai les bras bientôt aussi longs que les siens. Et dire qu’il n’est pas encore passé au lavage…