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Coming out (FR)

Ce blog a été à l’abandon trop longtemps. La procrastination n’est l’amie de personne, mais sérieusement avec moi, elle est de type de pathologique.
La version originale de ce billet est en anglais, oui, cela est déjà arrivé quelques fois et je pense à m’y mettre plus souvent. À la base, écrire en anglais n’était pas le but de ce blog, si ce blog jamais eu un but défini. Vous savez, le premier nom du blog était  « Tout et son contraire » et aussi loin que je me souvienne, la mode, les cheveux, la politique, la grossesse, plus de cheveux, la bouffe, l’histoire, la musique, la société, plus du tout de cheveux,  tout un tas de choses ont été partagées ici. Et c’est justement la façon dont je conçois cet espace.
Je ne suis pas une trend setter et pas vraiment une bonne followeuse non plus, je suis la reine des nazos en DYI (qu’on se le dise !), je suis toujours en retard sur les nouvelles, je n’ai pas de réseau (ni ne mets systématiquement des commentaires  pour obtenir des visiteurs) et je ne vous gratifierai pas d’articles dignes d’éditos mode hautement stylisés et merveilleusement photographiés (même si ca ne me déplairait pas !), ni les hits trésors dont toutes rêvent toutes les semaines. Et ce qu’il y a de génial, c’est que personne ne vient sur  ce blog pour aucune de ces choses. Je suis une conteuse, c’est ce que j’ai toujours été et ce que je serai toujours j’espère. Je suis très fière de ce petit espace, et même si je suis parfois un peu gênée par son égocentrisme (mais encore une fois, ça s’appelle VeryCynthia, de sorte que vous devez savoir qu’il existe beaucoup de MOI là dedans), je commence à ressentir le besoin qu’il fasse totalement partie de ma vie, et qu’il soit donc connu par mes amis. Beaucoup d’entre eux ne parlant pas le français (je sais, c’est triste hein), je vais devoir travailler sur des versions traduites. J’essaierai de faire des résumés ou de repasser derrière Google translator (comme là maintenant), et puis peut être que quelques fois je me prendrai la tête à écrire un article dans les deux langues.
Une chose que je dois avouer, c’est que j’ai encore un peu de mal avec l’étiquette « Bloggeuse ». J’analyse tout, constamment, et sans répit, et moi surtout, en essayant de ne pas être complaisante. Donc oui, je me sens bizarre (ridicule un peu d’ailleurs) de m’habiller et de prendre des photos de moi de les partager avec un panel d’admirateurs / détracteurs / de juges / de fans / de passants, je trouve aussi puéril d’aduler ou de m’extasier devant des chaussures / sacs / trucs que je finis par oublier une fois que je les obtiens, mais je serais une grosse menteuse de prétendre que ces futilités n’ont pas de place dans ma vie, et pour être honnête, j’adore m’asseoir et parler à des inconnus. Je disais dit une fois à best friend Jack (ouais j’ai beaucoup de meilleurs amis, et puisque je sais qu’il est facile de s’y perdre, je précise) que nos amis deviennent parfois ceux dont on est le moins proche. On veut les protéger, on veut qu’ils nous protègent, et autant j’adore l’assurance que cette relation procure, autant on perd un peu de liberté dans les rapports. D’une certaine manière donc, le côté « sans bagages » du blog est pratique pour explorer bavarder et échanger sur des sujets plus ou moins légers. D’autre part, beaucoup de choses sont partagés avec des inconnus qui ne devraient pas réellement l’être. Je suis de plus en plus exaspérée par Facebook, Twitter et par ce côté « sorti de mon esprit /versé dans le monde » que les réseaux sociaux ont institué. On ne partage pas tout avec tout le monde, et cette impression de privauté (mon facebook, mes amis !) conduit certains  à abandonner l’auto censure, ou l’auto filtrage pour tout nous déverser, pourtant la question mérite d’être posée : à quel point un compte facebook peut il être personnel ? Mais bon, je digresse. Mes filtres automatiques sont actifs et si jamais ils disparaissaient,  l’Ôm sera ici pour me le dire.
La raison pour laquelle j’ai gardé ça pour moi est sans doute la crainte du jugement, tout bêtement, mais en y pensant, ce serait bien triste de se confiner uniquement à ce que l’on attend ou pas de vous. Plus j’y pense donc, plus je me dis que je ne dois pas discriminer mes potes IRL(les pauvres !). Sans déconner, j’aime vraiment écrire (avez-vous le sentiment que je suis entrain de m’auto interviewer depuis tout à l’heure? Moi oui, et  ca fait bizarre), je vis loin de la plupart de mes amis et ma famille, et même si je compte toujours écrire pour moi, je souhaite que ce blog soit une partie connue de moi, et que je ne me retrouve pas à avaler de travers, mes yeux exorbités parce que quelqu’un à mentionné que j’avais un blog (merci Jack et Vanessa !).

Certains apprécieront, certains vont le considérer comme un de mes bizarreries (comme les gants à l’intérieur ou de colliers portés comme étui d’épaule) et certains s’en foutront royalement, ce qui est leur droit le plus absolu! Alors bienvenue à vous tous! Et pour les vétérans, la route continue : On est ensemble !

Akissi

J’ai demandé à mes cheveux de prendre un break existentiel. Une petite parenthèse pour réflechir à ce dont ils ont envie, ce qui a marché, ce qui l’a moins fait, comment nous pourrions aller de l’avant, si tout est fichu entre nous, en somme ils font le point. En attendant, j’ai demandé à Akissi de me prêter main forte, la Nature ayant horreur du vide (rien n’a bien changé à ce que je vois, puisque mon cousin Stéphane, de qui j’ai appris cette phrase, la disait souvent en référence à ma vie amoureuse. Célibataire, ca ne m’a jamais ni trop plu, ni trop duré, ceci n’ayant rien à voir avec cela, ahem…); et comme dans la vie rien n’est jamais vraiment facile, voici en images comment cette coopération s’est opérée (oui j’ai dit coopération opérée!), en images et en quelques mots aussi.

Tout d’abord, avant, Akissi, c’était Judith.

La première fois que j’ai rencontré Judith, j’avoue avoir ri. Pas que je sois aussi malpolie que je me permette cette indelicatesse sans m’en gêner, mais j’ai été surprise de l’air que j’avais avec elle. Judith a une dégaine bizarre, il faut le dire. Un croisement incertain entre Louis XIV, Rick James et Lionel Richie début des années 80.

Il y a néanmoins au fond de son regard la promesse d’un grand dessein. Et j’ai bien fait de ne pas me fier à ma première impression.
J’ai aussi trouvé que Judith ne lui allait pas comme prénom, alors à la manière des Indiens d’Amérique, je lui ai choisi un nouveau prénom en raison de ce qu’elle évoquait en moi.
Je l’ai donc débarrassée des longueurs superflues, et lui ai donné une forme en coeur, révélant ainsi un sex appeal plus qu’insoupçonnable.


Judith est devenue Akissi grâce à ses bouclettes qui virevoltent et soulignent les yeux brillants. Une fille séductrice, sensuelle et scandaleuse (Alice Hubert si tu passes par ici!).
Oui, oui mes cheveux s’appellent Akissi.

P.s: Je ne vous raconte même pas à quel point l’Ôm et moi avons ri pour prendre ces photos!

P.s.s: Pour celles qui se demandent, je porte Akissi de jour, comme un bonnet et une fois rentrées chez moi, je laisse ma tête respirer. Je ne mets pas d’épingles pour la fixer pour éviter toute traction. Lorsque nous sommes hors de la maison donc, je m’éloigne donc de ma fille dès lors qu’elle est de mauvaise humeur.

P.s.s.s: Je sais très bien que ca va me péter à la gueule un de ces jours. Ca, et de lui répéter tous les jours « les vrais cheveux de maman » et  » les faux cheveux de maman! »