Derniers Articles

À la Diane

Je suis nulle en matière de shopping Vintage, vraiment. D’abord je trouve que les gens utilisent ce mot à tort et à travers (seconde main est le terme le plus approprié dans la plupart des cas! ), ensuite, je ne sais pas fouiller, ou attendre d’être séduite, j’aime les vêtements qui me font ouvertement de l’oeil et pour finir, je suis toujours un peu déprimée par l’odeur de cave des magasins qui en proposent. Et pourtant je rencontre à la ville comme sur la toile, de nombreuses personnes qui y dénichent régulièrement des vraies perles! Alors, lorsque l’Ôm et moi nous sommes retrouvés devant Velouria Vintage lors de notre weekend à Oslo, je me suis laissée tenter, et Bingo, j’en suis ressortie l’heureuse propriétaire de cette jupe plissée bleue. Pour l’assortir, je me suis largement inspirée des jolis looks de la belle Diane AKA ThaCrunch.  Elle a le don de se concocter des tenues à la fois gaies et élégantes, manie l’art de la fleur à merveille et déniche toujours les plus beaux blazers et plein d’autres trésors dans ces boutiques. Je suis toujours en admiration devant ses tenues. Et surtout, après m’être longuement exercée, j’ai réussi à nouer mon foulard à la manière de sa banane rétro. Je n’étais pas peu fière!

 

Photos by Enrico de Nilson (Qui a vraiment tout déchiré ce jour là!)

Ps: Sinon, je vous aime toujours, je sais que j’ai une drôle façon de le montrer hein!

PPs: Et je ne vous ai même pas raconté Oslo, les pancakes et ma rencontre avec Anthony Hamilton himself! (j’ai fait honte à mon mari, j’vous jure #Stan!)

PPPs: Et sinon, la semaine va être très courte pour moi au bureau! Direction la France dès mercredi! Que le soleil soit avec moi!

Demain je serai heureuse…

… mais aujourd’hui, je prends le temps de pleurer.

De pleurer comme il y a un an, je pleurais mon pays, ma famille, mes amis, mes compatriotes.

De pleurer, comme si je venais seulement de me rendre compte qu’Alain ne reviendrait plus.

Je ne sais pas faire avec la mort, je n’ai jamais su, et je ne suis pas vraiment sûre que ca me passera,

mais il y a quelque chose d’encore plus difficile à gober dans celle d’une personne qu’on vous enlève

par meprise, par betise, par ignorance.

On dit souvent du malheur des autres que ca nous permet de relativiser. J’ai decide de bannir de mon

language cette formule que j’ai utilise avec compassion pendant  longtemps, mais qui m’est

soudain apparue comme un horrible mepris. Oui parce que tandis que nous sommes heureux de

relativiser, eux sont toujours dans la même misère, et se passeraient bien de notre bonheur retrouve.

Les malheurs des autres devraient nous inspirer humilite et gratitude, tout comme la mort nous

rappelle le caractère ephemère de la vie et la chance inouie de pouvoir encore avoir du temps pour en

profiter.

Alain aurait sûrement aimer vivre ce jour, et des milliers d’autres, pour avoir la possibilite, la

perspective de tel ou tel projet, mais il est parti et ne reviendra plus.

Alors aujourd’hui je prends le temps de pleurer, mais demain je serai heureuse.

Du fond du coeur je dirai merci et je sourirai, d’avoir un an de plus, d’avoir le temps d’aimer,

d’être aimee, d’avoir encore le temps de faire, d’essayer, de tomber, de me relever, de rêver, de vivre.