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Silence, on vide!

Je le balance dès que je peux dans nos conversations (depuis 3 ans), je suis en plein remaniement dans mon dressing. Exit le (very) cheap, exit le « jamais mis parce que je ne sais plus ce que je pensais quand j’ai acheté ça« , exit le trop-plein car dans mon dressing comme au conseil de sécurité de l’ONU, il n’y a que peu de vêtements qui prennent les décisions au final. 3 ans donc que j’y travaille, mais comme vous pouvez imaginer, la tâche n’est pas facile:

  • je suis nostalgique (oooh ca ca vient du Zara de Heraklion, mais non j’peux pas donner ca même si je ne l’ai pas remis depuis le fameux été 2008 ! Tout en oubliant que 22 autres pièces sont dans le même cas)
  • hyper prévoyante (sûr dans 5 ans j’aurai besoin de ce truc, bon si je maigris un peu ça passera comme un gant, ou mais de toute façon il me manque juste 2 kilos bien placés pour rentrer dedans)
  • mal organisée (alors, tout ce qui est à gauche, j’aime beaucoup, au milieu j’aime aussi, à droite j’aime mais peut être que je voudrais bien donner si je trouve quelqu’un à qui ça va parfaitement, et 20 minutes plus tard, toutes les piles sont confondues)…

En plus, à chaque fois que je me lance dans le rangement/remaniement, je finis déguisée comme un vendeur à la sauvette sur une plage de Barcelone. J’ai des photos à l’appui, mais pour sauver ma réputation bloggesque, on va damner.

Une chose assez curieuse, c’est qu’autant je suis avide de cheaperies côté fringues, autant je suis regardante côté chaussures et sacs. D’ailleurs, j’ai rarement des chaussures que je n’aime plus (des sacs encore moins) , et je me sépare facilement de celles qui n’ont plus rien à voir avec ma vie de maman-frileuse-vivant près du pôle Nord,-dans une ville pleine de pavés (en somme, je n’ai pas de chaussures de bombasse; mais j’y travaille).

Comme je vous disais donc, la tâche n’est pas aisée, résultat  6 mois après avoir commencé, mon bilan n’est pas très reluisant. Certes j’ai fait cadeau de deux grands sacs à des petites soeurs et aux bonnes oeuvres, mais je suis encore loin de mon objectif premier: faire tout rentrer dans mon dressing! Il m’a fallu plusieurs mois (ahem, okay, plusieurs années) à vivre dans le chaos occasionné par mes fringues, pour arriver à saturation, mais j’ai fini par y arriver. Comment j’ai fait pour ne pas être repoussée plus tôt par ces grosses piles anonymisées et dépersonnalisées, je ne saurais vous dire, mais il est clair que je n’ai plus aucune satisfaction et encore moins d’inspiration devant mes vêtements. Y’a pire dans la vie c’est vrai, mais je me rends compte que le chaos ambiant a énormément d’influence sur ma sérénité intérieure et mon niveau de stress. Comme je me suis embourgeoisée avec l’âge hein!

Après comme toujours, je me mets à vous raconter tout cela, et je ne sais plus comment revenir sur le sujet principal du billet, ma nouvelle technique de rangement! J’ai lancé une nouvelle offensive depuis une semaine et un brin d’espoir renaît. Une étagère pulls et gilets, une pour les hauts et tee shirts, une pour les jupes et les robes et une pour les pantalons et les jeans, comme tous les gens normaux font finalement. Pour le moment j’en suis là. J’ai encore un portant, une penderie, et trois paniers/tiroirs (vous savez les trucs qui vont dans la garderobe PAX de Ikea la) totalement en vrac, mais je crois tenir le bon bout. Après faudra attaquer la valise d’été, les manteaux dans la chambre d’Amayah et les deux corbeilles à linge dans la buanderie. Après.

En tout cas, si vous aussi vous voulez apprendre l’art et rangement, je me fais aider par les bienfaits du dépouillement, et du rangement, je me fais aider par Dominique Loreau, à travers deux de ses ouvrages:

« L’art de la simplicité » (oui, le best-seller absolu sur la blogosphère mode, mais pour ma défense il ne m’a intéressé QUE depuis que Marie en a parlé. Mouton oui, mais pas après n’importe quel berger!) et « Faire le ménage chez soi, faire le ménage en soi » recommandé par Sekhmet, plus radieuse que jamais!

Les jolies rayures

Contrairement aux apparences, il faisait 10 petits degrés (ça y est, je suis norvégienne, une conversation sur deux fait référence à la température) et un vent à ne pas traîner ses mollets dans le jardin. Pourtant en décidant d’en faire fi et de profiter des petits rayons de soleil qui nous ont ravis de leur présence, ce petit quart d’heure s’est transformé en un joyeux moment de famille. Photographe: Papa, Modèle: maman, Top Model: Amayah Afro Jet Li.

Je porte une blouse Louche (mouhahahahaha), une jupe Bikbok, une ceinture Les Composantes, des mocassins Topshop, un canotier en paille de marque à éditer plus tard! (oui ce blog devient vraiment n’importe quoi!) et un perfecto Boss Orange.

Sinon vous pensez quoi des photos dans une galerie plutôt que dans le corps du texte? Et le défilement automatique? Parce que quand même j’ai du faire un minimum de lecture et de CSS pour y arriver!

Who’s that girl?

Cela faisait longtemps que je n’avais pas vécu l’ambiance d’un salon afro! Et même si celui ci était plutôt un salon jamaicain à Brixton, assez tôt le matin (enfin tôt, il était 12h quoi),  l’atmosphère était assez similaire à celle des salons de Château d’eau: les garçons d’un côté et les filles de l’autre, la musique qui vous met de bonne humeur, les personnages bizarres qui entrent et sortent, et en prime, les démonstrations diverses de la mauvaise utilisation/compréhension/application des lace wigs!  Le pompon étant une perruque collée tout autour de la tête et montée en chignon banane version rockabilly. Exactement comme si les cheveux de Didier l’embrouille et ceux de Dita Von Teese avait eu un enfant. Troublant.

La coiffeuse arrivée, nous avons décidé de la coupe et j’ai pris mon siège, en route vers un ancien nouveau monde capillaire. Les nattes de bases ont été posées, non sans qu’elle ne m’arrache la moitié de la masse capillaire au peigne chauffant (live and learn, je n’irai plus jamais me faire coiffer sans avoir préalablement humecté et étiré mes cheveux crépus) et les lignes sont progressivement montées. J’ai pu constaté comme mon amie m’avait prévenu que la dame n’était pas la plus sociable qui soit, peu locace et avec assez peu d’intérêt pour les impératifs de la clientèle, mais ses gestes sûrs et précis en disaient long: elle savait ce qu’elle faisait et le faisait avec attention et dextérité. Je me suis d’ailleurs dit à ce moment qu’elle me rappelait ma rencontre de départ avec Victoria mon amie/coiffeuse parisienne.  Derniers coups de ciseaux et de fer à boucler, je fus fin prête!

« Who’s dat guuuurl? Is that really you? » m’a demandé le barber lorsque je me suis levée de la chaise.

Pour être honnête, je m’étais dit exactement la même chose 3 secondes et demie avant. Mais si sa question complimentait surtout le WOW facteur de la nouvelle coupe, la mienne m’a ramené vers un sentiment totalement différent et jusque là inconnu je dois dire. Je ne me suis pas reconnue dans le miroir.

Peut être était-ce le fait que je n’aimais pas beaucoup la forme de la frange: trop large sur le front, trop fournie, trop régulière et un poil trop courte. Ou peut être que tous ces « trop » venaient de la transformation trop brutale. Ou peut être encore que porter mes cheveux courts et crépus étaient plus qu’une simple aventure capillaire. Maintenant plus que jamais,  je me rends compte qu’une certaine idée de liberté et d’indépendance vis à vis des standards sociaux y est irrémédiablement liée.  Il est vrai que je m’étais longtemps enfermée dans une esthétique portée sur la définition contemporaine de la bombasse (okay semi bombasse parce que je n’ai jamais réussi à être une bombasse à part entière.*soupir. Pour cela il aurait fallu que, simultanément, les cheveux, les ongles, le maquillage, la tenue, la silhouette et le port de tête soient impéccables. Cela paraît irréalisable mais c’est faux, ma Laetitia en est une preuve vivante); et regarder le monde, et ma tête en dehors de ces canons durant ces quelques temps m’a réappris à apprécier la diversité de la bombassité. J’ai néologisé, appelez moi Céline. En plus, mon front me manquait (oui je le critique mais je l’aime mon front!).

La première demi heure au sortir du salon a donc été étrange. Je me suis prise en photo sous de nombreux angles, ai trituré la frange dans tous les sens, ai envoyé les photos au Conseil des Sages (elles se reconnaîtront), me suis acheté 2 chapeaux, un bloc de post-it Pro and Con’s, une blouse en dentelle Louche (la blouse en elle même n’est pas louche pour un sou! LIL), deux paires de baskets (dont une m’a été donné dans la mauvaise taille mais ça je m’en suis rendue compte à 23h), 7 kilos d’attiéké, et un M pour ma Minipousse. Tout cela, en me demandant si j’aimais cette nouvelle coupe. Puis progressivement, j’ai arrêté de me prendre la tête, littéralement: laissant les petits problèmes rester des petits problèmes et la vie reprendre son cours.  Après tout, ce petit moment de questionnement n’avait été qu’une révélation positive, l’émancipation a fait son chemin et le poursuit.