Le billet de rien du tout
Il est tout juste 13h. Ma fille dort depuis une heure, mon homme fait son devoir de bon citoyen de la communaute (il retire les mauvaises herbes de la petite voie devant la maison), et moi, je sèche un peu anxieuse devant mon écran. Enfin, un peu moins anxieuse là tout de suite, parce que je viens de recevoir un texto disant « Girlfriend, I love you! ». Je rame un peu en ce moment. Le rythme de ce blog vous en a peu être mis la puce à l’oreille. L’impression de courir, sans arrêt, comme un poulet sans tête et ne pas vraiment savoir ni pouvoir m’arrêter. Le plus étrange dans cette situation, c’est pourtant la sensation d’immobilisme qu’elle me donne. Vous savez, comme si, Don Quichotte et ses moulins à vents ne m’avaient rien appris. L’engourdissant début d’automne ne doit pas y être pour rien. Stavanger a repris cette couleur grise et cette odeur de terre fraîchement lavée que nous ne lui connaissons que trop bien, et je ferais mieux de ne pas me mettre à …