Auteur : verycynthia

Le billet de rien du tout

Il est tout juste 13h. Ma fille dort depuis une heure, mon homme fait son devoir de bon citoyen de la communaute (il retire les mauvaises herbes de la petite voie devant la maison), et moi, je sèche un peu anxieuse devant mon écran. Enfin, un peu moins anxieuse là tout de suite, parce que je viens de recevoir un texto disant « Girlfriend, I love you! ». Je rame un peu en ce moment. Le rythme de ce blog vous en a peu être mis la puce à l’oreille. L’impression de courir, sans arrêt, comme un poulet sans tête et ne pas vraiment savoir ni pouvoir m’arrêter. Le plus étrange dans cette situation, c’est pourtant la sensation d’immobilisme qu’elle me donne. Vous savez, comme si, Don Quichotte et ses moulins à vents ne m’avaient rien appris. L’engourdissant début d’automne ne doit pas y être pour rien. Stavanger a repris cette couleur grise et cette odeur de terre fraîchement lavée que nous ne lui connaissons que trop bien, et je ferais mieux de ne pas me mettre à …

Secrets de polichinelle

Je ne sais pas si je vous l’ai déjà dit, mais ado, j’étais plus un garçon manqué qu’autre chose. J’ai toujours été une limande sans trop de formes et très intéressée par le sport et les maths (une vraie nerd !), et naturellement assez peu encline à la coquetterie. Les produits de beauté, même si j’en voyais une collection énorme dans les salles de bain de ma maman, ma tante ou même ma marraine, ne me disait pas vraiment grand-chose. Contrairement au parfum par exemple. J’avais une peau sans problème au niveau du visage, à part les occasionnelles apparitions prémenstruelles, et une peau sèche à atopique sur le corps que je nourrissais au beurre de karité ou à la crème Nivea. Lorsque je suis rentrée à l’internat, j’ai commencé à entendre et voir faire les plus grandes, et les masques à l’argile et au citron ont commencé. Je ne leur ai jamais trouvé trop d’effets, mais je jouais bien le jeu, et participais ainsi à ma mutation en jeune fille. Le trait de khôl, autour …